Archives de août 2012

Pierre Alviset – 20 years old, happy age   Leave a comment

Plaque affixed at Collège Pierre Alviset
« Pierre Alviset, une figure emblématique de la Résistance, né à Paris le 21 juin 1944. Il entre en contact avec la Résistance et participe au Comité national de l’Union des étudiants partriotes. Le 6 juin 1944, il rejoint un poste sanitaire dans une zone de combat. Le 21 juin, il confie à son carnet : « J’ai 20 ans, âge heureux. Je veux devenir un homme et un Français de valeur. » Arrêté, il est fusillé à Domont le 16 août. »

20 years old, the age of happiness, and executed during war. Paris has a lot of commemoration plaques. Yesterday, my eye was caught by a plaque affixed at the entrance of a high school, to the memory of Pierre Alviset, who was executed day to day 72 years ago, on August 16, 1944. Paris was liberated 3 days later. A witness says:

Le 21 juin 1944, Pierre Alviset écrit dans son carnet : « J’ai 20 ans. Age heureux. Je veux devenir un homme et un Français de valeur ». (Texte reproduit sur la plaque apposée, le 7 juin 2006 sur la façade du collège qui porte son nom au 88 rue Monge, 5ème arrondissement).

Le 13 août 1944, le corps franc Lapierre capture deux prisonniers allemands. Etant impossible de les garder, la décision est prise de les exécuter, mais aucun des maquisards n’a le courage de le faire. Les captifs sont donc emmenés loin de là, les yeux bandés, et relâchés. Le 15 août, les Allemands arrivent en nombre dans le petit village de Nerville (commune aujourd’hui du Val-d’Oise, située à l’orée de la forêt de L’Isle-Adam, à environ 30 km au nord de Paris). Ils perquisitionnent les fermes et trouvent l’imprimerie dissimulée chez Commelin. Aux Forgets, dans la propriété de M. Grandjean, les Allemands découvrent des maquisards. Furieux, ils mettent le feu à la ferme Commelin, organise une battue et arrêtent plusieurs résistants. En tout, 18 personnes sont arrêtées.

Le lendemain, treize résistants, dont Pierre Alviset, sont conduits dans la clairière des « Quatre Chênes » de Domont et exécutés.

my translation:

June 21, 1944, Pierre Alviset wrote in his diary: « I am 20. happy age. I want to become a French man of value. » (Text reproduced on June 7, 2006, on the plaque, on the front of the college that bears his name at 88 rue Monge, 5th arrondissement, Paris).

August 13, 1944, the Lapierre resistance group captured two Germans. They couldn’t keep them but nobody had the courage to execute them. So the captives were taken blindfolded, far away and released. Two days later, the Germans arrived in number in the small village of Nerville, about 30 km north of Paris. They searched in farms and found the printing equipment at Commelin’s. At the property of Mr. Grandjean, the Germans discovered the resistants. Furious, they set fire to Commelin’s farm, organized a thorough search and arrested several resistants. In total, 18 were arrested.

The next day, thirteen resistants, including Pierre Alviset were conducted in the clairiere « Four Oaks » of Domont and executed.

Morality: they spare enemies by freeing them and two days later this costs their life. War is harsh 😦

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Publié août 17, 2012 par Arjen dans History, Written in English

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La saison des altheas   Leave a comment

C’est qu’il n’est de belle saison

Que par la grâce enchanteresse

Émanant de la floraison

Et de sa subtile caresse.

                    Sully Prudhomme, La Révolte des Fleurs (1872-1878)

C’est cela la beauté de la vie. On passe à côté tous les jours, on n’y fait même plus attention. Et tout à coup, c’est la révélation. Une idée, un objet, un sujet, une personne, un arbre, un lieu… passe de la banalité au centre de notre attention, on ne sait par quel mécanisme. Lentement, petit à petit, se tisse dans l’inconscient un enchevêtrement de pensées, d’émotions, un foisonnement de réflexions, de petits plaisirs qui vont aboutir à une prise de conscience nouvelle. Et là, c’est la subjugation. Tout à coup, on découvre un nouvel aspect de la vie, de la nature, qui va occuper notre pensée consciente bien plus fortement et qui peut relancer une activité qu’on avait délaissée ou qu’on ne connaissait tout simplement pas.

Dans le monde de la botanique, c’est une situation courante. Une plante qu’on ne remarque pratiquement pas, devient d’une semaine à l’autre l’objet de toute notre attention, parce qu’avec le jeu des saisons, elle a réussi à se démarquer par une fleur remarquable, un parfum envoûtant, un fruit particulier, un aspect voyant alors que pendant le reste de l’année, elle pâtit de l’apparence des autres.

Au début du printemps, ce sont les forsythias, en mai les photinias, en juin les (pseudo)acacias puis en juillet-août ce sont les altheas (hibiscus syriacus). Les abeilles ont du travail toute l’année. Des altheas, il s’en trouve quelques uns dans mon voisinage. Je les connaissais, mais je ne savais pas leur donner de nom. Hors de l’été, ils ne brillent pas par leur présence, l’un gênait avec ses branches, l’autre ne tenait plus droit… Mais il suffit de quelques jours de beau temps et une attention un peu plus alerte pour qu’on ne voit plus qu’eux et on s’arrête à chacun pour une photo.

Publié août 13, 2012 par Arjen dans Botanique, Ecrit en Français

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Georges Fully – an unjust death   Leave a comment

There are great injustices on earth. Lately, my attention was caught by a commemoration plate on the Quai des Grands Augustins, number 25.

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Georges Fully was an actor of the French resistance against the Nazi occupation during WWII. He was arrested in January 1944 in Saint-Etienne and deported to Dachau, being one of 25 out of 100 having survived the train journey. After the war, he helped in the identification of victims at Mauthausen and Vaihingen. Working as a French civil servant, he became general medical inspector of the penitentiary administration. Reading from a tribute to him, he was killed criminally at age 47:

at 4:00 p.m. on Wednesday, 20 June 1973, a man, judged to be 25 to 30 years of age, left a shoebox-size package with the Spanish-speaking female concierge of the building on the Quai des Grands Augustins in Paris where Fully occupied apartment No. 25. The man’s instruction to the concierge was to deliver the package directly into Fully’s hands. After giving a lecture that afternoon, probably at the Centre hospitalier universitaire de Créteil where his nomination for professor of legal medicine was under consideration, Fully returned home on a motorcycle given him by a British friend and at 5:00 p.m. was handed the package. He opened the package minutes later in the presence of the concierge and his pet wire-haired dog « Scipion, » and a terrific explosion occurred (Fig. 1). The package had been booby-trapped. Fully and the dog were killed; the woman was seriously wounded. Fully’s funeral was held a week later in the church of Saint-Germain des Prés in Paris, with burial the same day at Arthun, his parents’ home, in the Loire. Intensive police investigation failed to explain the assassination.

Isn’t this totally, completely unjust, having served in the Resistance movement, having survived the deportation, and then murdered by criminals probably because he learned about fake medical certificates that freed accomplices earlier from prison? A link has been suspected with a later assassination, that of Jean de Broglie. Is there still hope that the guilty will be brought before a tribunal?

Publié août 10, 2012 par Arjen dans News items, Written in English

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